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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE  B
 
BULOT JEAN
Ile d'Arz
Capitaine Sauveteur (26.10.2013)

 Editions des Ragosses
http://www.editions-apogee.com/themes/editions-des-ragosses.html

Article paru à la sortie de son ouvrage

Article du journal Ouest France du 28.11.2013

Jean. Bulot grande figure de la mer, vingt-deux ans de commandement de l'Abeille Languedoc et de l'Abeille Flandre, vient de publier un nouveau livre,
 Capitaine sauveteur », aux Editions des Ragosses.
Un condensé de deux autres livres, épuisés, Capitaine tempête » et
 « Remorqueurs de haute mer », illustré de quatre-vingts photos inédites.
 Un récit mettant en exergue l'engagement d'un marin à gérer les situations les plus difficiles dans . le domaine du remorquage, faisant preuve d'une habileté et d'un courage à toute épreuve.

En préparation, un roman de fiction, une baraterie (arnaque à l'assurance sur la cargaison),
 « Le cargo assassiné» relatera un départ d'Hambourg
avec une riche cargaison qui n'arrivera jamais à destination

Un commentaire de l'ouvrage

de Jacques de Certaines pour la Commission des Livres de Mer

Les marins de plaisance ne connaissent pas toujours très bien la diversité des métiers de la mer
. Celui de capitaine de remorqueur de haute mer est à l’inverse de la pratique du plaisancier :
 quand le vent dépasse force 8 et que la mer d’Iroise hésite entre très grosse et énorme
 le remorqueur de haute mer va se poster au large alors que les voiliers ont déjà regagné d’urgence leur ponton préféré.

 Comment un enfant de l’île d’Arz, fils de capitaine au long cours
 mais se reconnaissant plutôt parmi les cancres au collège des jésuites de Vannes,
 est-il devenu le commandant de l’Abeille Flandre en gravissant tous les échelons de la marine marchande ?
 Maintenant retraité, il s’est trouvé une passion pour l’écriture et il faut reconnaître qu’il a, comme on dit, une belle plume.

Du travail bien fait!
Son livre décrit d’abord le début de carrière comme pilotin sur un liberty ship puis
 assez rapidement comme lieutenant puis capitaine dans la compagnie de remorquage bien connue des Abeilles. S’enchaînent alors ce que le marin ordinaire considérerait comme des exploits et
 qui n’ont été pour lui et son équipage que du travail bien fait.
 Remorquer par tous les temps une barge de plus de 5000 tonnes et d’une hauteur de 45 mètres,
un pétrolier de 140000 tonnes,
 le Tanio coupé en deux,
 un navire de guerre nigérian…
 n’est sans doute pas à la portée de n’importe quel capitaine et de n’importe quel équipage.
 Sauver les équipages avec le canot pneumatique par mer très forte, lancer la ligne lance-amarre,
 amarrer la pantoire pour passer la remorque pas loin des rochers sont des exercices périlleux
 quand le remorqueur et l’assisté sont mangés (recouverts) par la mer et
conduisent à ce que Jean Bulot appelle modestement « des sauvetages mémorables ».

Questionnement ?
Quelques « incidents » décrits dans ce livre font froid dans le dos :
 comment un capitaine de cargo danois en détresse peut-il, avec les instruments modernes, se tromper sur sa position ? Comment un navire secouru peut-il larguer son remorqueur
 dés qu’il est sorti du danger pour ne pas avoir à payer la facture ?
 Comment des vagues très fortes peuvent-elles couper en deux un pétrolier chargé de 27000 tonnes de fuel lourd ? Comment un porte-container peut-il s’échouer à Sein en se croyant à Ouessant ?
 Comment un cargo (sans pilote ?) peut-il aborder une barge remorquée sur le « rail »
 en mer du Nord avant de passer sur la remorque ?
 Quelle est la responsabilité du capitaine, de l’armateur, de l’assureur… dans nombre de « fortunes de mer »,
 et l’on pense bien sûr à l’Amoco Cadiz refusant les secours?

Certains sauvetages font pourtant rêver à des contes de fées,
 telle l’histoire de ce marin malgache du Tanio
dont le premier épisode est décrit dans le livre ,
 dans son navire coupé en deux que remorquera Jean Bulot, il sera hélitreuillé et rapatrié sain et sauf sur Brest comme tout l’équipage.
 Quelques années plus tard (et cette belle histoire a échappé au livre de Bulot),
ce même matelot malgache se trouvait dans les mers australes sur le Marion Dufresne lorsqu’il participa au sauvetage de l’équipage d’un hélicoptère de la marine,
 piloté par celui-là même qui l’avait sauvé de l’épave du Tanio.

En guise de conclusion
Un très beau livre de mer, qui donne à réfléchir tant sur la force de l’océan
 que sur le courage et l’expérience des équipages de sauvetage,
 à opposer hélas à l’incompétence et l’irresponsabilité de quelques-uns.
 Les photos sont impressionnantes et, si certaines peuvent paraître un peu floues,
 il suffit de s’imaginer, appareil à la main, en train de tenter de faire « la » photo
 entre deux vagues de plus de 10m de haut sur un navire roulant bord sur bord !


 Rappel Biographique 
 

  Des Editions Apogée

Il est né en juillet 1939 sur l'Île d'Arz dans le golfe du Morbihan.
 Son père était capitaine au long cours.
 En octobre 1956, il entre à l'école d'apprentissage maritime de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Le 23 mars 1957, il réalise son premier embarquement,
 comme pilotin sur le Robert L.D. de la compagnie Louis Dreyfus.
 Diplômé capitaine côtier, il intègre l'armement des Abeilles International.
 Entre 1972 et 1978, il navigue sur l’Abeille 30.
 Au cours de cette période il réalise divers remorquages en haute mer, notamment pour l'off-shore.

Suite au naufrage de l'Amoco Cadiz en juillet 1978 au large de Portsall en Bretagne,
 sa compagnie Les Abeilles International affrète un remorqueur de haute mer en mer d'Iroise
 pour le compte de l'État français.
 Il prend le commandement de l’Abeille Normandie pour cette mission, puis de l’Abeille Flandre, de 1979 à 1994.

 

 Son ouvrage précédent

L'île d'Arz, l'ïle des capitaines  

Bibliographie de maisons d'éditions diverses 

Prochaine Parution:
 « Le cargo assassiné»

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