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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE 
B
 
BOELLE  YVON ( Photographe )

 Auray - Brech
ARBRES  ET FORETS  DE BRETAGNE (23.10.2020)

Collaborateurs: texte Marc Nagels ; photos Hervé Glot en partage avec l'Auteur
 Aux Editions Ouest France
https://editions.ouest-france.fr/

Redécouverte de l'Auteur  par un article de presse  

D'après  le journal Ouest France du  29.11.2020 :
 article de Virginie Jamin

Photographe installé à Brec’h, Yvon Boëlle vient de publier, avec Marc Nagels et Hervé Glot,
 un ouvrage consacré aux « Arbres et forêts de Bretagne »,
un beau livre de 300 pages, illustré de 250 photos

Yvon Boëlle, photographe arpenteur des pays celtes
 Yvon Boëlle,  sillonne avec passion l’arc atlantique, de la Galice aux îles Hébrides.
 Son nouveau livre propose de découvrir : Arbres et forêts de Bretagne

  Comment êtes-vous venu à la photographie ?
 Je voulais faire de la photo depuis tout petit. À 12 ans, pour ma communion, mon père m’a offert un appareil.
 J’ai commencé à tout photographier :
 famille, vie malouine, fêtes, bateaux dans le port, etc.
 Le grand-père de mon père avait été photographe à Brest
Nous avions son matériel, et, au sous-sol, une chambre noire.

Comment avez-vous débuté ?

Après mon service militaire à l’Établissement cinématographique et photographique des armées (ECPA),
 au Fort d’Ivry-sur-Seine (Val de Marne), je suis entré dans un grand labo à Paris, Central-Color.
 Cela m’a permis de rencontrer de grands photographes car je faisais leurs tirages d’exposition :
Jacques Henri Lartigue, Helmut Newton, Sarah Moon…
 En même temps, je me suis marié. J’habitais Suresnes, un petit pavillon. Tout allait bien.
 Mais la Bretagne me manquait.

 Quel a été le déclic à votre retour en Bretagne ?
Un soir, en rentrant de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), dans le métro, j’ai entendu une cornemuse.
 Cela m’a fait quelque chose. Alors que jusque-là, je n’étais pas intéressé par la culture bretonne.
 Ce soir-là, je me suis dit : qu’est-ce que je fais là ? Il faut que je rentre au pays.
Trois ans plus tard, en 1977, j’ai trouvé un poste à Malestroit, dans une boutique photo
. En 1980, je me suis installé, à Auray, place aux Roues.

 Votre premier livre propose une plongée en forêt de Brocéliande. Quelle en a été la genèse ?
Le commerce marchait bien, mais, après huit ans, ce n’était plus mon truc.
 Quand je pouvais, je faisais aussi de la photo de paysage. Je me suis intéressé à la forêt de Brocéliande,
 j’ai eu une révélation. Pendant sept ans, j’ai travaillé dessus. J’y allais dès que j’avais un moment.
 Un jour, j’ai montré ces photos à un ami.
 Puis, il m’a appelé : les éditions cherchaient un photographe ayant travaillé sur Brocéliande.
 Cela a été mon premier livre, avec un texte de Philippe Guillou.
 Il a été sélectionné « beau livre de l’année » par . Ouest-France Télérama

Vous avez ensuite longuement travaillé sur Saint-Jacques-deCompostelle. Qu’en retenez-vous ?
 En 1996, je suis parti sur les chemins de Compostelle avec Patrick Huchet.
Cela a donné lieu à un premier livre ensemble. Puis, on est reparti. Cela a lancé d’autres ouvrages.
 Je dois être le photographe français qui a le plus de matière sur les chemins de Compostelle.
 Compostelle, comme Brocéliande, ce sont des mots qui vous font rêver dans la vie.
 J’ai travaillé pendant quatorze ans sur ces chemins. Cela a changé ma vie.
 Pour moi, Compostelle, c’est surtout les rencontres avec les gens. Quand je prends une photo, je discute avec eux.
Dans , paru en 2012, je livre mon carnet de route, pour la seule fois : j’avais 61 ans,
 c’était un peu un bilan de mon parcours de photographe.
 Le frisson des départs Qu’est-ce qui vous anime ?
J’aime beaucoup une très belle phrase de Xavier Grall :

« Je voudrais te transmettre le frisson des départs dans l’allégresse des matins silencieux. »
 Un jour, dans les Monts du Léon, je rencontre un couple, environ 75 ans tous deux, qui marchaient main dans la main.
 Le monsieur s’appelait Jacques, enseignait dans un collège Saint-Jacques, etc. Ils venaient de Bruxelles (Belgique) et
 m’expliquent que leurs enfants leur ont offert un livre sur les chemins qui les a décidés à partir… Un de ceux que j’avais faits.
 Ma
plus belle récompense, c’est cela : faire partager le bonheur d’être sur le chemin, sa beauté.
 Les rencontres magnifiques. Le soir, au gîte, où chacun partage, où on parle plusieurs langues
. Des moments émouvants, il y en a plein.
 Je suis agnostique, mais Compostelle n’est pas un chemin de randonnée habituel, mais un chemin spirituel,
où on côtoie des gens de tous milieux et pays.

 Comment fonctionnez-vous pour vos reportages ?
 Ce que j’aime : la découverte et avoir un fil rouge.
 Avec Compostelle, j’ai fait toute la France, l’Espagne, etc. J’adore découvrir des endroits.
 Faire partager, aimer : le métier de photographe, c’est cela pour moi.
 Montrer la beauté du monde, ce n’est peut-être plus à la mode, mais j’ai la chance de me lever en étant content d’aller bosser.

Après Compostelle, vous avez ouvert un nouveau chapitre ?
 En 2010, je pensais avoir fait le tour de Compostelle. Je suis revenu travailler sur la Bretagne,
 les pays celtes de tout l’arc atlantique, de la Galice aux îles Hébrides…
 En 2013, on m’a proposé d’illustrer un livre avec Alan Stivell.
 Et, la même année, avec Patrick Huchet.
Avec la volonté de montrer une Bretagne hors des sentiers battus, notre Bretagne à nous.
 En 2017, avec Alan Stivell, on a sorti , qui reprend tout mon travail sur les pays celtes. Lande, fougères, côtes rocheuses…
 On retrouve les mêmes paysages d’un pays à l’autre. Je m’y sens bien.
 Mes chemins, c’est l’Ouest, le bord du monde.

 Comment est né votre nouveau livre, Arbres et forêts de Bretagne ?
 C’est un livre d’amis, qui représente trois ans de travail :
 Marc Nagels a écrit les textes  

 ; Hervé Glot 
   , qui vit à La Gacilly, et moi nous sommes partagés la Bretagne pour les photos.
 On habite tous les trois des environnements boisés ; on est amoureux des arbres depuis longtemps.
 Des livres sur les arbres remarquables en Bretagne, il en existe déjà. Nous avons plutôt voulu faire un livre de référence.
 Il ne traite pas seulement des arbres remarquables, mais de la vie des arbres, des racines à la cime :
 essences emblématiques de la région, comment elles sont arrivées en Bretagne, anecdotes et légendes,
 quelle économie entoure la forêt, et même des recettes de cuisine.

 Le rapport aux arbres a-t-il évolué ?
 Il y a un respect pour les arbres. Maintenant, ils font partie du patrimoine. Des collectifs se créent.
Une forêt, c’est viscéral. Accrobranches, cabanes dans les arbres…
Des activités se sont beaucoup développées.
Il existe une autre fonction de l’arbre, qui n’existait pas avant. C’est très encourageant, réjouissant.


 Présentation  par l'Éditeur

https://editions.ouest-france.fr/arbres-et-forets-de-bretagne-9782737380921.html

Un très beau livre de référence sur les arbres et les forêts de Bretagne, nourri d’histoire, de biologie, d’écologie, de légendes, d’études récentes … et richement illustré.

La forêt profonde et sans âge : Qu'est-ce que la grande forêt primordiale de Bretagne ?
 Profil d'une Bretagne partagée entre l'Armor et l'Argoat .
Vie et forme de l'arbre : image de l'arbre au coeur de la culture de la Bretagne, à travers ses paysages, son patrimoine, son histoire, son folklore, ses légendes.
 Les grandes essences bretonnes :
Chaque essence est explorée selon le schéma suivant : Synonymes Noms bretons Famille Etymologie Description Biologie et acclimatation Ennemis et maladies Intérêts, utilisation Histoire & histoires Légendes & symbolismes.
Les massifs forestiers de Bretagne
: Evocation des différents massifs forestiers sous les angles de la biodiversité, de la géographie, de l'histoire, des légendes.
 Entre écologie et économie :
 Que représente la forêt en Bretagne aujourd'hui ?
 A quels enjeux doit-elle répondre ?
 A quelles questions son avenir est-il soumis ?

Repères  Chronologiques
6 septembre 1951 Naissance à Dinan.
 Yvon Boëlle grandit à Saint-Malo, où il fait ses études secondaires au lycée Institution, situé intra-muros.
 En 1972, apprentissage chez un photographe malouin.
 1974 Après son service militaire au fort d’Ivry-sur-Seine, comme photographe à l’Établissement cinématographique et photographique des armées (ECPA), il est embauché dans un laboratoire photo à Paris, Central-Color.
1980 Trois ans après son retour en Bretagne, il ouvre un atelier à Auray, qu’il tient jusqu’en 1988.
 1994 Yvon Boëlle illustre son premier livre sur la forêt de Brocéliande.
 Trois ans plus tard, parution de , avant de nombreux autres sur Compostelle.
 Les chemins de Compostelle en terre de France
Toutes éditions confondues, ses ouvrages sur ce sujet se sont vendus à 350 000 exemplaires.
2013 Parution de Sur la route des plus belles légendes celtes, avec Alan Stivell. Bretagne,
 paradis secrets, avec Patrick Huchet.
 En 2017, avec Alan Stivell, Bretagne des légendes.
Automne 2020
Publication avec Marc Nagels et Hervé Glot, de , aux éditions .
 Depuis ses débuts, Yvon Boëlle a pris part à une quarantaine d’ouvrages.

Prix : 35€  chez l'éditeur , en librairie et sur les sites de vente du Web
 
Autres renseignements sur l'Auteur et ses ouvrages précédents 

Page réalisée le  4.12.2020

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