A  B C  D   E  F G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  R  S  V W  X  Y  Z

RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE  C

COZAN  LOUIS
 

Lorient
Un feu sur la mer
(12.2019)
Editions Les Iliennes
https://www.lesiliennes.com/

Découverte de l'Auteur par un article de presse

D'après l'article du journal Le Télégramme  du 5.01.2020

Le gardien de phare Louis Cozan rallume le feu
Louis Cozan, 72 ans, republie « Un feu sur la mer ».
 Le gardien de phare a abondé son texte initial.
 De nouvelles photos d’époque illustrent son témoignage grâce au très beau travail des éditions Les IIiennes.
Il a quitté Ouessant et a jeté l’ancre à Lorient depuis quelques années.
 Mais c’est une maison d’édition ouessantine qui s’est chargée de réveiller la flamme…

Rares sont les témoignages de ceux qui ont vécu à bord des phares
. Il y a bien sûr le magistral « Armen », du regretté Jean-Pierre Abraham,
qui fait encore référence dans le monde littéraire.
 Le texte que publie une première fois Louis Cozan en 2010
 (éditions les Oiseaux de papier) avait plus que largement trouvé son public
 avec 5 000 exemplaires envolés plus vite que l’écume du bas de falaise.

Travail d’équipe
Le récit de ses expériences embarquées et
de la vie de tous les jours dans les phares emblématiques de l’Iroise
 (Jument, Kereon et Pierre Noires) se déroule sans fioriture aux côtés des collègues avec qui il tisse des liens étroits, tout au long de sa carrière.

  Il raconte la vie de tous les jours, les interventions techniques,
 les transferts et manœuvres pour rejoindre ou quitter le phare.
 « On adorait y aller mais on n’était pas mécontent quand la tempête s’arrêtait », résume-t-il aujourd’hui.
L’assaut des vagues, le vent, le froid… Pas sûr qu’il y retournerait aujourd’hui en plein hiver.
 « Enfin, à la belle saison, je ne dirais pas non s’il y avait une place pour quelques jours », dit-il    
 « J’ai retouché certains passages, j’ai rajouté des bouts d’histoire.
 Le travail de l’éditrice, Hélène Prigent, qui a rassemblé et retrouvé les personnes pouvant légender les photos,
 a été extraordinaire. Un vrai travail d’équipe ! ».


La culture à la rescousse
« Il y a eu un flottement où l’on a cru que les phares en mer seraient abandonnés,
 que c’était foutu et qu’ils disparaîtraient, puisque désertés par les hommes »,
 commente Louis Cozan.
Et puis le classement aux monuments historiques leur a donné la reconnaissance qu’ils méritent.
 « On a changé de vision, je crois qu’ils sont sauvés.
 On a bien des châteaux de plusieurs siècles en France.
 Le financement du ministère de la Culture va permettre de poursuivre leur entretien, j’en suis sûr ».
Pourtant, ce n’est pas le travail qui manque.
 Les grands phares en mer fuient par le haut. L’eau de pluie pénètre les lanternes métalliques qui,
 faute d’entretien ces dernières années, laissent entrer l’eau.
 Et aussi l’eau de mer, quand une vague plus puissante vient exploser une fenêtre

Les seuls encore habitables
Quand les hommes gardaient les phares, ils trouvaient le temps de renouveler les peintures,
de boucher les brèches et jouer de la truelle pour rejointoyer les pierres si besoin.
 Aujourd’hui, le travail s’effectue par équipes commandées, en mission et en condensé sur plusieurs jours.
 « Les phares que gère la subdivision de Brest sont encore les seuls où l’on peut encore venir séjourner », souligne-t-il.
 Les intérieurs sont fatigués mais les meubles sont restés, jusqu’aux gazinières et antiques postes de télé.
 On peut encore y vivre !

Prix: 20€ (Chez l'Editeur, " dans toutes les bonnes librairies" et sur les sites spécialisés du web)


Présentation par l'Editeur

« À l’abri derrière la forge, nous contemplons en silence les phares d’Iroise qui,
 dans une synchronisation quasi parfaite, sont venus opposer à la nuit naissante leur ballet de lumières colorées.
 Chaque soir de la semaine, nous reproduirons cette façon de faire :
 on montera en avance tous les deux, on traînera un peu,
 on discutera beaucoup en passant un coup de chiffon sur le groupe tout juste stoppé, on chantera pour fêter le silence revenu, on rira d’un rien.
Tandis que la lampe à alcool fera monter le brûleur en température,
on ira prendre l’air sur la galerie, humer la mer, lire le ciel et
 se risquer à une prévision météo.
 Puis, en silence, on écoutera l’océan, chacun perdu dans ses pensées.
 Je me sentirai à ma place sur cette galerie, isolé entre ciel et mer,
 mais pleinement vivant, en amitié avec la planète et ses habitants.

Ces instants de crépuscule durant lesquels il ne se passait rien se sont étrangement inscrits
dans ma vie et ma mémoire les a conservés comme de précieuses parcelles de bonheur. »

 

Petite biographie  de l'Auteur  chez Babelio.

Ancien gardien de phare en mer d'Iroise et auteur d'un livre témoignage.

Louis Cozan, né à Ouessant en 1947.
Quitte son île à 14 ans pour l'école maritime de l'Aber Wrac'h
 puis navigue ensuite sur des pétroliers jusqu'à l'âge de 20 ans.

Au sortir du service militaire, où il était embarqué sur un navire école de la marine nationale,
 postule pour un emploi de gardien de phare et, le 24 décembre 1968,
 il monte à la Jument, tour de mer plantée dans la houle, à une encablure dans le suroît d'Ouessant.
 Ce sera le début d'une carrière qui l'amènera à vivre entre ciel et eau dans les phares de la mer d'Iroise.

Il a raconté ses souvenirs dans "Un feu sur la mer, mémoires d'un gardien de phare",
 ouvrage récompensé par le prix essai au salon international de livre insulaire d'Ouessant en 2011 et
qui a été réédité en 2019 : objet de cette présentation sur EAd56


Page réalisée  le 27.03.2020



CONTACT

A  B C  D   E  F G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  R  S  V W  X  Y  Z