A  B C  D   E  F G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  R  S  V W  X  Y  Z

RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE  C

COULIN  DELPHINE
Lorient
 Loin  à l'ouest   (18.08.2021 )
Editions  Grasset
https://www.grasset.fr/livres/loin-louest-9782246824190

Découverte de l'Auteur par un article de presse
 D'après l'article du journal Le Télégramme du 8.09.2021

Delphine Coulin : la « mauvaise fille » de Lorient emmène les lecteurs
« Loin, à l’ouest »

Avec « Loin, à l’ouest », l’écrivaine et cinéaste lorientaise Delphine Coulin signe l’un des grands romans de cette rentrée littéraire.
 Rencontre avec une « mauvaise fille » et fière de l’être.
Les lecteurs du Télégramme ont eu le nez fin en attribuant son premier prix littéraire à Delphine Coulin, en 2005, pour « Les Traces ».
 Cinq romans et deux longs-métrages plus tard,
nous retrouvons l’écrivaine et cinéaste lorientaise « Loin, à l’ouest »,
 titre d’une saga familiale au souffle puissant.

Secrets de famille
Octavie cherche à comprendre pourquoi sa mère et sa grand-mère ne se parlent plus depuis sa naissance.
 Son enquête la conduit, jusque dans la campagne de Cléguérec (56), à percer de lourds secrets de famille
. Avec elle, nous remontons le temps, à la rencontre de six générations de femmes aux destins contrariés par les illusions, les amours déçues, les grossesses, les guerres,
 les deuils, les non-dits et les mensonges.

Elles sont des mauvaises filles,

 

 dans le sens où elles n’ont pas fait ce que l’on attendait d’elles
Toutes sont des « mauvaises filles » qui, de la fin du XIXe siècle à nos jours, chacune à sa manière,
 ont fait avancer la cause des femmes. En travaillant à l’usine en 14-18, en résistant pendant la Seconde Guerre mondiale,
 en militant dans les rangs communistes, en gagnant leur indépendance financière, en revendiquant leur droit au plaisir…
« Elles sont des mauvaises filles, dans le sens où elles n’ont pas fait ce que l’on attendait d’elles.
 Pionnières anonymes, elles ont revendiqué une certaine liberté, sans peur du qu’en-dira-t-on.
 Si elles ont fait évoluer la société, elles ont payé le prix fort. Ce sont des mauvaises filles, aussi, parce qu’elles ont arrangé la réalité, ont forgé leur histoire pour la rendre plus belle »,
 décrit l’auteure, pour qui
 « chacun de nous est à la fois le romancier et le lecteur de sa vie ».

Sacrés tempéraments
Avec « Loin, à l’ouest », Delphine Coulin livre le plus personnel de ses romans.
« Comme Georges, personnage central du livre, mon arrière-grand-mère était communiste et a été une des premières femmes,
 en Bretagne, à porter le pantalon. J’ai été élevée par des femmes fortes. Ma grand-mère, ma mère…
 Toutes des sacrés tempéraments ! »,
 poursuit la presque quinquagénaire, qui ajoute :
« Dans ma famille, la question de l’égalité homme et femme ne s’est jamais posée ».

À son tour
, elle « ne se laisse pas marcher sur les pieds, jamais », et s’amuse quand on lui demande si elle n’est pas un peu « mauvaise fille », elle aussi.
 « J’aurais pu suivre un chemin tout tracé, devenir prof à Lorient, comme ma mère », valide l’ancienne élève du lycée privé Saint-Louis. Oui mais voilà. « Petite déjà, je n’aimais rien tant que de m’imaginer des histoires. Et, ado, je rêvais d’ailleurs… »

Avec les migrants
À 18 ans
, Delphine Coulin prend donc le large, quitte la Bretagne.
 Grand bien lui prend. Après Sciences Po, elle coproduit des documentaires pour Arte, réalise divers courts-métrages avec sa sœur, Muriel - une autre « mauvaise fille », passée, elle, par l’école Louis-Lumière
. Nourrie par ses lectures (Toni Morrison, Russel Banks, Ernest Hemingway, William Faulkner…) et
 son engagement de bénévole à Paris auprès des sans-papiers,
 elle choisit, par la plume, de mettre en lumière « ceux qui ne peuvent pas écrire ce qui leur arrive ».
 

L’adaptation au cinéma,
 par Éric Toledano et Olivier Nakache, de « Samba pour la France », sorti en 2011, avec Omar Sy dans le rôle principal, donne un coup de projecteur sur son œuvre.
 « J’espère surtout que cela a contribué à sensibiliser les spectateurs au sort des migrants »,
 commente la militante, auteure d’« Une fille dans la jungle » et de « Voir du pays ».
La trame de ce dernier roman trouve aujourd’hui un écho singulier, après le retour au pouvoir des talibans à Kaboul : écrit en 2013,
 « Voir du pays » relate en effet la difficile réinsertion de deux jeunes Lorientaises ayant combattu en Afghanistan.

Fille de l’Arvor
Delphine Coulin est partie mais elle revient volontiers dans le Morbihan dès que l’occasion s’offre à elle.
 Pour le travail : c’est dans leur ville natale que Muriel et elle ont choisi de transposer, en 2011, l’histoire de « 17 filles »,
 long-métrage primé à Deauville, inspiré d’un fait divers survenu dans le Massachusetts.
« Lorient cultive ce paradoxe : la ville, rasée puis reconstruite après guerre, semble offrir des chemins rectilignes,
comme dessinés d’avance. Elle peut sembler étriquée. En même temps, elle est ouverte sur l’horizon ».
Résultat de recherche d'images pour "image de ligne de separation"
Une promesse de voyage et « une porte ouverte sur l’imaginaire » chères à Delphine Coulin qui, « en vraie fille de l’Arvor »,
 aime à venir s’y ressourcer.
 « Pour respirer l’air du large devant un plateau de langoustines, parcourir à cheval les dunes d’Erdeven…
 Et pour se retrouver entre mauvaises filles ! », glisse-t-elle dans un grand éclat de rire.

 Présentation  par l'Éditeur
 « Sans les mauvaises filles, les époques n’avancent pas.
 Elles sont des pionnières, nécessaires à la marche du monde. »
Loin, à l’ouest est l’histoire de quatre mauvaises filles.
 Georges, que sa mère a prénommée ainsi pour qu’elle ait « une vie d’homme »,
 Lucie, sa belle-fille, qu’elle a haïe puis aimée,
Solange, sa petite-fille à la beauté singulière, et puis son arrière petite-fille,
Octavie, qui tente aujourd’hui de résoudre le « mystère Georges » à l’aide d’Internet.
On y croise aussi Louise Michel, et Calamity Jane.
Avec elles, on traverse plus d’un siècle du point de vue des femmes.
Ces femmes gigognes disent quelque chose de l’existence corsetée qu’on a cherché à leur imposer et du goût de l’imaginaire, seul capable de les sauver.
Quel est le poids d’un prénom, d’un nom, d’une famille, d’un livre, sur un destin ?
 Que choisit-on, que réécrit-on ? A-t-on le droit le réinventer sa vie ?
Raconter leur histoire, leur part de vérité et de réinvention, c’est faire un éloge du mensonge,
 parce qu’il rend la vie plus belle, et que parfois, il préserve de l’oubli.
 C’est ériger la fiction en reine, parce qu’elle permet à chacun de faire le récit de sa vie.
Ce livre, cette saga, est avant tout une célébration de l’imaginaire.

Connaissance de l'Autrice
Par
Wikipédia
https://fr.wikipedia.
org/wiki/Delphine_Coulin


Prix: 24€ :" dans toutes les bonnes librairies" et sur les sites spécialisés du web


Autres ouvrages parus chez le même Editeur

 « Les Traces » (2004, Grasset), « Une seconde de plus, nouvelles » (2006, Grasset),
 « Les mille-vies » (2008, Le Seuil), « Samba pour la France » (2011, Le Seuil),
 « Voir du pays » (2013, Grasset), « Une fille dans la jungle » (2017, Grasset).

 

Page réalisée le 13.12.2021

CONTACT

A  B C  D   E  F G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  R  S  V W  X  Y  Z