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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE  F

 FOURIER  CLAIRE
Paris - Carnac

L'amour aussi s'arme d'acier  (7.11.2013)
Editions Dialogues

http://www.editions-dialogues.fr/livre/amour-aussi-arme-acier/

Un Article

 Article du journal Le Télégramme  du 12.1 2014
 La plume pour arme

Dans « L'amour aussi s'arme d'acier »,
 Claire Fourier nous entraîne en plein coeur de la guerre d'Indochine,
 sur une route hallucinante autour de laquelle se noue un amour fabuleux.
« Je vais vous raconter une histoire incroyable survenue sur une route incroyable
 pendant la guerre d'Indochine. Une histoire d'amour inouïe liée à une embuscade.
 C'est une histoire vraie et une aventure sublime.
 Mais d'abord, je vous raconte la Route. Elle est, à elle seule, un personnage de roman. Hallucinante, elle est devenue une légende.
 On l'appelle la RC4. Ou encore la route du sang »

.En quelques lignes, Claire Fourier plante le décor.
 Elle nous entraîne sur la Route coloniale 4, cette route - ou plus justement cette piste -,
 qui sépare la Chine de l'Indochine, que les Français et le Viêt-Minh s'arrachent.
 L'enfer vert, la jungle tonkinoise.
Ces terribles combats. La route sanglante. Un épisode méconnu.
 Un prélude :
 « Ce n'est pas à Diên Biên Phu mais sur la RC4 que la France a perdu la guerre d'Indochine. Ces milliers d'hommes tués sur la route coloniale. Pour rien »,
 soupire Claire Fourier

.Pas le droit à l'erreur
La guerre d'Indochine ? Qu'est-ce que l'auteur est allé faire dans cette galère, qui porte bien son nom : la « sale guerre ».
 Comment, pourquoi s'y attaquer ? Le colonialisme, tous ces guerriers... Qui étaient les héros ? Qui était les salauds ?
 « Je n'ai pas choisi cette histoire. C'est elle qui m'a choisie », assure Claire Fourier, en souriant.
Tout commence dans un restaurant.
 Un hasard, dit-elle. Un homme lui raconte une histoire. Son histoire.
 Sur la nappe en papier, il dessine la RC4. Il énumère les noms à voix haute. Lang So'n, Cao Bang...
 Il raconte les embuscades. Lui, le jeune guerrier, l'homme de tous les combats, à peine sorti du maquis et de la Résistance.
 Il raconte la guerre. Il raconte l'amour aussi, en plein conflit, avec l'ambulancière. Claire est fascinée.
C'est décidé, elle va en faire une nouvelle.
 Mais elle le sait : elle n'a pas le droit à l'erreur.
 « Je suis une femme. Je n'ai pas vécu la guerre d'Indochine. Les guerriers allaient me lyncher au moindre faux pas ».

« Rien n'est fictif »
Claire Fourier est historienne et bibliothécaire de formation.
 Ce qui lui sera bien précieux quand elle décide de se plonger dans les archives des armées, à Vincennes.
 Pendant trois ans, elle dévore, recoupe et voit des dizaines de films.
 Elle habite tant l'histoire qu'elle va finalement en faire un livre.
 Mais pas un roman et encore moins un roman historique.
 « Rien n'est fictif dans ce que j'ai écrit », dit-elle.
C'est un récit. Un récit qui la replonge dans son enfance.
 Claire est petite-fille d'un marin de la Royale, un Breton qui parlait du Tonkin, faisant rêver les enfants avec la mer de Chine,
 les navires, les uniformes blancs.
 Son récit, c'est aussi, confie celle qui a grandi à Brest, un port de guerre, un hommage aux Bretons.
 Ils étaient légion là-bas. Ils ont payé un lourd tribut en Indochine.
Son premier personnage, c'est la Route coloniale.
 Mais le lecteur n'aurait pu se laisser entraîner sur la route, et après la route, sans détenir quelques clefs
 Claire Fourier va les lui donner. Des clés historiques, militaires, politiques.
 Elle n'épargne d'ailleurs pas les politiciens qui, souvent, ont failli. Le contexte est complexe.
 Il fallait une écriture limpide, dit-elle, pour le décrire. La plume est bien son arme.
Son secret ? La rupture de tons. Elle travaille les phrases. « De la ciselure », explique-t-elle en souriant.
 Elle fait avancer le lecteur dans la moiteur, la peur. Lentement.
 Elle lui fait vivre la violence extrême des combats et, notamment, celle de l'embuscade du 28 février 1948.
 Le rythme change. « Il fallait que ce soit précipité, fulgurant, haletant ».
 Mission accomplie. Les corps à corps, l'exaltation du guerrier, l'enfer, la mort...
« Vous y étiez ! », s'exclame un général qui a vécu l'Indochine. Un compliment.

Une plume armée
On ne va pas tout vous raconter. La Route et la femme finiront par se mêler.
 Claire Fourier n'aime pas la guerre. « Elle ne devrait pas exister », che-t-elle
. Elle se bat avec sa plume pour que l'amour l'emporte sur la mort.
 Elle cite Homère : « L'homme se lasse de l'amour. Pas de la guerre ».
« Pourquoi, toujours et depuis toujours, l'homme a-t-il besoin de la guerre ?

 Quelque chose échappe à la femme que je suis », dit-elle.
 Sa quête : trouver un sens à l'écriture. Comprendre l'incompréhensible.
 C'est aussi pour cela que Claire Fourier, de sa plume, est armée
« L'amour aussi s'arme d'acier. Route coloniale 4 en Indochine », éditions Dialogues. 19,90 €. .
Catherine Magueur

Le thème - Résumé -Note de l'éditeur
Un amour fabuleux, une route fabuleuse. 1948.
Sur le mauvais chemin de pierre qui sépare la Chine de l’Indochine, sur cette RC4 que s’arrachent Français et Viêt Minh,
 c’est-à-dire : dans l’enfer vert de la jungle tonkinoise, une histoire d’amour entre un soldat du génie,
 Francis, et une jeune ambulancière, Lily.
 Histoire incroyable, mais vraie.
Claire Fourier fait un saisissant portrait de la Route du Sang où fut perdue, bien avant Diên Biên Phû, la guerre d’Indochine,
et elle nous mêle, avec rigueur et passion, à la violence du combat lors d’une embuscade, à la beauté d’un amour généreux.
Dans L’amour aussi s’arme d’acier,
 Claire Fourier s’interroge sur les forces qui toujours conduisent l’homme à recommencer la guerre, sur nos pulsions de mort
 et d’amour.
 Elle nous dit la puissance salvatrice de la chaleur humaine et nous signifie : désespérer de l’homme, voilà le mal.
Amour et guerre. « Guerre et paix »


Caractéristiques du livre
Date de parution : 7.
11. 2013
Editeur : Éditions Dialogues
  .


 

 Notice  Biographique   


Claire Fourier est née à la pointe du Nord-Finistère, à Ploudalmézeau en 1944.
 Elle est diplômée d'Histoire et de l'École Nationale Supérieure des Bibliothèques.
 Elle a été professeur de Lettres et bibliothécaire.
 Une existence itinérante la prive de son métier,
 elle travaille alors pour des revues littéraires,
devient un temps assistante de l'écrivain Henri Pollès.
 Il la convainc de ses consacrer à l'écriture.
 En 1987 elle montre le manuscrit en cours " Ce que dit le vent d'Ouest "
 à Maurice Blanchot qui exprime aussitôt son bonheur de lire le texte
 "dans ce qu'il a de libre" et range l'auteur aux côtés de Louise Labé et
 de madame de Sévigné.
 Bernard Noël écrit qu'elle a inventé un nouveau genre "la sensualité verbale" et dit : "Bonheur d'écriture qualifie une expression si adéquate à son propos que, charmé par cette justesse, le lecteur en éprouve un ravissement."
 Claire Fourier se lie avec Charles Juliet, avec Pierre Sipriot qui confie que
 Métro Ciel lui a rendu le goût de la littérature et de la vie et fait publier
 Je vais tuer mon mari...

Elle a publié une quinzaine de livres.
 Ces livres, qui nouent l'introspection à la narration dans un souci de rigueur poétique, entrent difficilement dans un genre défini ;
c'est pour la commodité qu'il faut les appeler tantôt romans, récits, essais, poèmes.
 "Qu'est-ce que je cherche à dire ?
 L'état central fluctuant qui est le nôtre, les idées folles, les idées sages qui nous assaillent et nous déstabilisent, l'impermanence permanente, les besoins profonds sous les désirs passagers, — les ricochets de l'âme sur l'eau du temps."


Claire Fourier habite Paris et Carnac — où ont été écrits, en particulier, les quatre recueils de haïku dédiés chacun à une saison.
Pour plus de détails, voir Claire Fourier sur Wikipedia  

Portrait de l'Auteure
« Tu es une femme celte »  par Catherine Magueur

La Bretagne, explique Claire Fourier, est « la source mère ».
 La Bretagne, pour elle, ce sont les côtes du Nord-Finistère, la mer d'Iroise...
Elle confie « avoir les pieds sur terre mais le regard (qu'elle a fort bleu) en mer »
.Née à Ploudalmézeau (29), elle aimait aller chez sa grand-mère, à Keribin.
 « J'ai "délivré" ma mère le 15 juin 1944, huit jours après le début de la Libération », dit-elle en rigolant.
 Ajoutant : « Je me suis laissée modeler par cette idée de la libération »
Bretonne, elle le revendique aujourd'hui.
 Ce qui n'a pas toujours été le cas. Claire Fourier a été partagée entre l'Armor et l'Argoat. La mer et la terre.
 « Ma mère était la fille d'un marin de la Royale ; mon père, le fils d'un paysan de Maël-Carhaix (22)"
  La société bretonne, c'était le matriarcat. Sa mère qui ne voyait « que par Racine et Mauriac l'a donc emporté ».
« J'ai été élevée en petite Française, pas du tout comme une Bretonne », souligne Claire Fourier.
 Oubliées donc, pendant des années, ses racines.
Influences
Petite, elle est croyante. Adulte, elle a changé, dit-elle, de fusil d'épaule.
 « C'est à Dieu, s'il existe, de croire en moi ! Pas à moi de croire en lui »
Son ami Jean Markale va l'aider à trouver le cap de la Celtie.
« Tu es une femme celte, me disait-il souvent ». Désormais, cette celtitude lui plaît. Mieux, elle la revendique.
Elle a publié « A contre jour... nal », aux Éditions Jean-Paul Rocher, en 2006.
Femme celte
 Elle fait démarrer son journal le 1er novembre, le premier jour de l'année pour les Celtes.
 Elle aime la mer ou, plus justement, c'est « le sentiment océanique » qui l'intéresse.
Elle se dit femme de la mer.
 Elle est passionnée par un livre, « Moby Dick », qui, explique-t-elle, n'est pas un livre pour enfants. « La baleine, c'est le graal. On ne peut être breton si on n'a pas le graal ! ».
Claire Fourier vit aujourd'hui entre Paris et Carnac (56).
 Elle aime y aller à la basse saison. Elle aime y écrire. Elle y apprécie la solitude.
 Comme les Celtes, comme les Bretons, elle est « mélancolique et allègre ».
 « J'aime voir les gens, dit-elle. Mais je suis une taupe. Un animal souterrain ». Ou plutôt sous-marin.
 

Bibliographie
 Aux éditions brestoises Dialogues
Dieu m'étonnera toujours  (11.04. 2013)
A propos de cet ouvrage : en savoir plus

Les silences de la guerre  (05.01. 2012)
('Prix Bretagne 2012
Prix de la Ville de Vannes 2012
Prix de la Ville de Carhaix 2012)
A propos de cet ouvrage : en savoir plus


Aux éditions Actes Sud

Métro Ciel, suivi de Vague conjugale, récits, coll.
 Un endroit où aller, 1996. Rééd. coll. Babel, 2006.

Aux éditions Bartillat
Je vais tuer mon mari..., roman, 1997. Rééd. coll. Omnia, 2009.
La Trace, méditation, 1999
C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes, récit, 2002.
A l'Atelier des BrisantsRC4,
Route du Sang, récit historique, 2000. Epuisé.

Chez Jean-Paul Rocher, éditeur
Ce que dit le vent d'Ouest, roman, 1998.
L'amante océane, récit, 1999. Édition resongée, 2008.
Plus marine que la mer, roman, 2001.
Bernard Noël ou Achille immobile à grands pas, suivi de Nonoléon de Bernard Noël, essai, 2002.
Au clair de la solitude, roman, 2004.
Route Coloniale 4 en Indochine, rééd. de RC4, Route du Sang, 2004.
Saint-amour ou les Vignes du rêve, récit, 2004, (de Béatrice Clairhell, pseud.)
À contre-jour(nal). En filant le temps, 1er novembre 2004-31 octobre 2005. Publié en 2006


LIEN(S) à consulter au besoin:
un  de ses entretiens:
http://www.unidivers.fr/claire-fourier-amour-arme-acier-dieu-toujours/

Vidéo  aux Editions Dialogues
 : http://youtu.be/4A4jhRpP3Io
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Fourier






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