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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE  G

   GONTARD MARC
Quiberon
Granville Falls (8.2017 )
  Editions l'Harmattan
www.editions-harmattan.fr/


Présentation par l'Auteur

Deux destins se croisent dans ce roman avec des lignes de fuite divergentes,
 du moins en apparence…  
La découverte du grand nord canadien plonge le narrateur dans une forme d’éblouissement qui le remettra en question, jusqu’au refus de réintégrer l’histoire dont il est issu…
 En ce sens, ce roman est un hommage au « wildness » canadien, territoire où de micro-sociétés autochtones tentent de survivre.
La narratrice, l’une des voix féminines du récit, développe, en contrepoint,
 une passion underground qui l’entraîne vers les territoires de l’obscur où le sujet en perte de soi s’offre à son propre anéantissement.
Cette double passion qui met en crise la quête du « toujours plus » sur laquelle se fonde notre modernité, en désigne la double asymptote.
 Le retour vers une sagesse d’être-au-monde, fondée sur l’harmonie avec la nature,
 que met à mal la crise écologique dans laquelle nous nous enfonçons.
 Ou le glissement dans une forme de déréliction au-delà de laquelle le désir se prenant lui-même pour objet ne peut survivre à son propre désastre…
Mais ce récit est également une métaphore de la création du monde,
 avec, à l’origine, le double impact qui projette les personnages dans un big bang existentiel,
 à la rencontre d’un univers fait de trous noirs et de matière sombre,
dont la traversée porte l’énigme…
 

Prix : 20€ en librairie, 19€ + 3.50€ chez l'Editeur

Présentation par l'Editeur:
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result

Granville Falls peut se lire comme un western de notre temps qui nous entraîne dans les solitudes glacées du grand nord canadien, chez les indiens cris.
 C’est l’occasion pour le narrateur de prendre conscience de la crise écologique et de réfléchir aux excès de la modernité,
 dans cette course aveugle au « toujours plus », dont les risques à termes restent toujours sous- évalués.
 C’est aussi le roman d’une passion féminine qui fait l’expérience d’une forme de jouissance underground dont l’héroïne ne sortira pas intacte.
 Mais peut-on sortir intact d’une liaison passionnelle où le corps, lui-même, participe de cette quête avide du « toujours plus » ?
 Enfin, ce récit se construit comme une métaphore de la création du monde à partir du « rien » initial…
Deux vies ordinaires percutées de plein fouet par le « Big Bang » et aspirées par le « trou noir » qui se creuse au centre de cette cosmopoétique..

. L’AUTEUR Marc Gontard est breton.
 Après une carrière d’enseignant-chercheur et de président d’université,
 il a choisi de revenir à la fiction pour exprimer les crises du monde contemporain. En ce sens, Granville Falls poursuit une réflexion amorcée dans le roman précédent : Fractales… Au carrefour des cultures A

 
Extraits
 

« - Savez-vous d’où vient le mot cri ?
 - Non
 - Ça vient d’un mot français, d’origine incertaine, peut-être un nom de village, kristenaux.
 C’est ainsi que vos ancêtres avaient coutume d’appeler un groupe d’autochtones, qui vivait près de la baie James.
 Le mot a ensuite été déformé pour donner le mot « cri ».
 Entre eux, ils s’appellent iyiniwuk, ce qui veut dire les hommes, tout simplement... »
 --- « Et si les trous noirs n’étaient que des voies de passage ouvertes sur un autre univers.
 Un univers diffé rent ? Ou rien ne serait identique à ce que nous connaissons...
 Un autre monde, accessible à partir du premier, où, après l’expérience mystérieuse du trou noir, tout serait à recommencer ? Intéressant, non ? »
 --- « Si on pouvait éteindre cette veilleuse ! Je me sens si bien dans ma cellule, au fond de ces couloirs où le jour n’entre pas.
 Je veux habiter l’obscur.
 J’appelle en moi le noir. Le noir absolu des confins.
 Le noir d’outrenoir. Exit la lumière.
 Je suis une voyageuse de l’espace, échouée, devant une mer immense de méthane. »


Article de presse lors d'une séance de dédicaces

Marc Gontard publie son dernier roman
 Dans son quatorzième livre, l’écrivain quiberonnais s’attaque à l’écologie
. Cette fois, Granville Falls emmène le lecteur au Canada
. Il sera en dédicaces samedi 23 septembre 2017.
 Entretien Marc Gontard, auteur de Granville Falls, paru chez L’Harmattan.

 Vous signez votre quatorzième livre. De quoi parle-t-il ?
 Granville Falls est mon troisième roman, et le deuxième de la nouvelle série.
 Le premier, Fractales, traite de la question de l’intégrisme et de la croyance ;
 celui-ci porte sur le problème de la crise écologique
. Mon troisième est terminé, mais paraîtra en 2018. Il aborde la fermeture identitaire.

 Le titre Granville Falls n’est pas anodin…
 Granville est une ville française, mais Granville Falls est un lieu-dit qui se trouve dans le Manitoba, au nord du Canada.
 C’est là que se situe l’action du livre.
 Cette juxtaposition de mots anglais et français montre que dans l’histoire du Canada, la France a joué un rôle extrêmement important.
 Si le Manitoba est aujourd’hui une province anglophone,
 il y a toute une toponymie qui montre que les premiers explorateurs étaient français.

 Qui sont vos personnages principaux ?
 Un couple de Français moyens, dont les vies vont être bouleversées.
Ce récit à deux voix porte deux destins qui vont s’inverser, celui de l’homme, le narrateur,
 et de la femme, par le biais de son journal.
 Lui est ingénieur et construit des barrages
. Il va découvrir le Canada et être fasciné par la pureté des paysages et un groupe d’autochtones, les Indiens Cris.
 Leur mode de vie en harmonie avec la nature va être en conflit avec les constructeurs de barrages.
 C’est sous cet angle que le roman est un appel à la vigilance face à la crise écologique.

Qu’arrive-t-il à la femme ?
 Elle va connaître une passion amoureuse par l’expérience d’une liaison homosexuelle, qui la révélera à elle-même.
 Mais comme dans toute passion, le désir sans limite conduira à l’autodestruction et à la mort.
 Les deux récits partent d’une vie tranquille dans laquelle il ne se passait pas grand-chose.
 Lui, ira en quête de la lumière, et elle, fera une plongée dans l’obscur.

 Vous faites, cette fois encore, un parallèle avec la cosmologie…
 Les titres des chapitres sont empruntés à l’astrophysique.
 Dans ce roman, il y a en effet une sorte de métaphore de la création du monde.
 Les personnages, à la manière du big bang, vont rencontrer des trous noirs, des matières sombres,
 dont la traversée reste énigmatique.
Ce récit est porté par une cosmopoétique.
 

Autres renseignements sur l'Auteur et ses ouvrages précédents 


Page réalisée le  5.09.2017 et complétée le 13.09.2017


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