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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE 
   L

 LE GOARNIG Yseult
Lorient

La Métropole du vide (2012) Tome 1
Premier livre
Ceol Bosca Productions
http://www.lecarrefourdesparalleles.com/


 A sa sortie en juin 2012: Ouest France du 3.9.2012

Yseult Le Goarnig, auteure aux deux visages

A 20 ans, la Lorientaise livre son premier roman, La Métropole du vide, premier tome d'une saga fantastique: Le Carrefour des parallèles

 L'écriture a révélé à l'auteure, étudiante, une autre facette d'elle-même.
Yseult Le Goamig, originaire de Lorient et étudiante à Rennes, publie on premier roman.
La Métropole du vide, un thriller fantastique  qui narre les épreuves d'une petite fille
dans un monde où l'art est proscrit.
 Le processus d'écriture a duré plus de cinq ans, temps pendant lequel la jeune auteure a découvert un autre aspect sa personnalité.

« Je me ,sens être deux personnes», révèle Yseult Le Goarnig.
Jeune femme joyeuse et passion née dans la vie de tous les jours,
 elle se plonge dans un état d'esprit plus sombre aussitôt qu'elle pianote ses chapitres
 sur l'ordinateur, enfermée dans sa chambre aux volets clos.
 « Ma famille est étonnée de ce côté noir de ma personnalité », raconte la jeune femme
 

La musique, source d'inspiration
Pendant les huit derniers mois surtout, Yseult Le Goarnig s'astreint à rythme intensif de travail
. Elle écrit tous les soirs après ses cours à l'université, où elle étudie le-cinéma, et tous les week-ends.
 « Je passais plus de temps avec mes personnages qu'avec mes amis. ».
L'angoisse de ne pas achever ce qu'elle a commencé cinq ans plus tôt est forte
. À présent, elle souffle. « J'y vois encore des défauts mais je suis satisfaite et soulagée. »
Pour trouver l'inspiration, elle s'installe de façon rituelle dans le noir avec son ordinateur et écoute des musiques de films.
 « Je me nourris des sons. »
 Elle écoute la mélodie, projette une image dans sa tête et tente de la retranscrire avec des mots.
Dans l'intrigue de La Métropole du vide, le son est d'ailleurs un personnage à part entière,
 une entité menacée dans un monde où l'art est  interdit, nocif même.
C'est en découvrant le film Les Chats persans, qui dénonce l'interdiction de jouer du rock en Iran,
 qu'Yseult Le Goarnig a décidé de créer ce monde, cette « Sphère », sorte de dictature qui ne connaît pas la rébellion.
Ses influences sont multiples
- Tim Burton lui a inspiré ses personnages pâles et maigres.
- Le film Le Parfum, tiré du roman de Patrick Süskind el qui décline toutes les émotions à travers les odeurs,
 lui a donné envie d'essayer avec les sons.
 Son style littéraire est soutenu, très imagé et marqué par des flots de détails.

Deuxième tome
Si quelques éléments de sa vie personnelle se glissent dans son livre, il n'est pas question d'une biographie cachée.
 « Les personnages ont vraiment une existence propre et certains m'ont même échappé. »
Malgré le jeune âge de son auteure, ce premier tome de la saga du Carrefour des parallèles est écrit avec une plume d'adulte,
 loin des clichés manichéens des comptes enfantins. -
Yseult Le Goarnig a déjà commencé la rédaction du deuxième tome.
 Elle souhaite vivre de son écriture et, à terme, adapter elle-même son livre au cinéma.
 « Je vis dans le monde réel mais avec  le filtre de mon monde fantastique devant les yeux. »
Laurène LOTH. (Ouest France du 3.9.2012 )
La Métropole du vide, Cool Bosca productions, 487 pages

Un entretien rennais
par Manon le 8 juin 2012

Ton premier livre est un thriller fantastiquequi vient de sortir. A 20 ans, ce n’est pas anodin. Peux-tu raconter comment tu as rencontré Ceolbosca Productions ?

En fait, on pourrait dire que j’ai sorti ce livre en indépendant.
 Ceolbosca Productions est en réalité un petit label familial, créé par ma mère sous le nom de Korig’Ann Productions quand elle était jeune :
elle produisait des disques de musique folk.
 On a sorti mon livre en ouvrant une section édition spécialement pour La Métropole du Vide,
et la société est devenue Ceolbosca Productions.

Depuis quand as-tu eu l’idée d’écrire un livre ?

J’ai commencé la première version du Carrefour des Parallèles vers treize-quatorze ans.
 L’histoire n’avait pratiquement rien à voir avec celle d’aujourd’hui,
 mais j’avais déjà assez de matière pour faire un gros manuscrit.
 Seuls le monde en lui-même et certains personnages sont restés,
 le thème a changé par la suite.
 Mais je pensais déjà à une publication à ce moment-là.

Quelles sont tes influences littéraires ?
Je suis une grande fan de Robin Hobb, qui a écrit L’Assassin Royal.
C’est un peu un modèle pour moi en fantasy, parce qu’elle combine à merveille des personnages fouillés
 et des éléments fantastiques très typés, elle a vraiment son monde à elle.
 Sinon, j’adore Le Parfum de Patrick Suskïnd. Le style, l’ambiance, l’anti-héros, l’idée des odeurs qui peuvent hypnotiser les foules,
 tout me fascine dans cette histoire.
 Et puis parmi les classiques, j’ai été très marquée par le Portrait de Dorian Gray, 1984
 
ou bien les poèmes de Baudelaire. Ils m’ont inspirée tous les trois à leur façon.

Le Carrefour des Parallèles est une saga. Peux-tu en raconter l’histoire ?
Il y a deux façons de planter le décor.
 D’emblée, c’est une fantasy qui suit le parcours d’une petite fille qu’on dit maudite et
 qui va devoir évoluer dans une ville hostile, la fameuse Métropole du Vide, pour y trouver des réponses sur son identité.
 En filigrane, c’est une métaphore, qui parle d’un monde où l’Art est interdit.
 Je préfère m’arrêter là sinon j’en dirai trop !

Le « Carrefour des parallèles », qu’est-ce que cela signifie ?
Même réponse, j’en dirais trop si je réponds…

Ecrire un premier tome signifie que tu ne vas pas t’en arrêter là. Tu as une trilogie en tête ?
Oui et le deuxième tome est en cours. Je sais depuis longtemps ce que je veux y mettre,
 c’est la partie de l’histoire qui me plaît le plus et j’ai hâte de pouvoir enfin lui donner forme comme je l’imaginais. La fin de la Métropole du Vide appelle naturellement une suite.

Quel est le fil conducteur de cette trilogie ?

C’est l’art interdit justement, ou plutôt l’expression artistique vue sous plusieurs angles qui sert de toile de fond. J’adore écrire là-dessus à travers une fiction, dans un univers imaginaire, même s’il ressemble au nôtre par moments. Tout ça brouille les pistes et multiplie les sens possibles. J’avance masquée, on pourrait dire !

Justement, ce thème d’une dictature des Arts, est-ce en rapport avec tes études ? Penses-tu que les Arts, que ce soit cinéma, théâtre ou littérature, sont menacés ?

J’ai eu cette idée avant de commencer mes études. C’est le film Les Chats Persans qui m’a servi de déclencheur, je crois que c’était en 2009. L’histoire suit un groupe de jeunes musiciens en Iran forcés de jouer clandestinement dans des souterrains pour échapper à l’interdiction du rock. Je ne suis pas une grande fan du film en lui-même, mais quand il est sorti et que sa promotion a commencé sur les chaînes télé, j’ai appris qu’il présentait assez fidèlement la situation iranienne. Ca m’a énormément marquée, je ne savais même pas qu’on pouvait interdire la musique. Je suis restée tellement bouche bée que ça m’a donné des idées. A partir de là, j’ai reconstruit totalement mon intrigue.

Que penses-tu de la situation artistique rennaise ?

Je viens de la campagne et découvrir Rennes m’a ouvert de nouveaux horizons. Le théâtre, les expos, tout ça c’était assez nouveau pour moi quand je suis arrivée. Même si je n’ai pas vu le quart de ce qui est proposé dans la ville, j’ai vraiment découvert de belles choses. Mais ma passion principale étant le cinéma, c’est surtout dans les salles obscures que je passe beaucoup de temps.

Sur le site de ton livre, il y a un petit clin d’œil à tes études, le cinéma. Comment penses-tu concilier ces deux amours ?

Mon grand rêve serait d’adapter moi-même Le Carrefour des Parallèles au cinéma une fois les livres terminés. Scénario et réalisation m’attirent énormément. Ecrire et tourner des films est mon grand objectif depuis plusieurs années.

Est-ce que le cinéma t’a aidé à écrire ce livre, à le « visualiser » ?

Le cinéma m’a beaucoup plus aidée que la littérature, au final ! C’est ma plus grande source d’inspiration, avec la musique. Le livre s’ouvre sur une citation de Pink Floyd. J’ai glissé plein de clins d’œil à des films que j’aime au sein de l’histoire. Rien que le nom de mon personnage principal, « Niüt », est une allusion à la petite fille d’Aliens de James Cameron, dont le surnom était « Newt ».

Quels sont tes projets futurs autres que cette trilogie ?

Elle a pris une telle place dans ma vie de tous les jours que c’est pour l’instant mon plus gros projet. J’ai les deux tomes suivants à écrire, et je ne peux pas m’empêcher d’avoir un film en tête, c’est l’obsession qui m’a guidée vers ces études, même si ce n’est qu’un rêve pour l’instant. Mais on dit toujours qu’il faut croire en ses rêves, et je compte bien continuer dans cette direction. Peut-être un court-métrage sur « La mort d’une muse » l’année qui vient, pour commencer ?


Le site de l'auteure
http://www.lecarrefourdesparalleles.com/

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- des commentaires émis sur son Livre d'or:


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