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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE    L

       LAZES  AGNES
Plomeur
Notes d'audience ou Les Mémoires d'une " Tribunaliste (7.06.2018)

Editions Edilivre
https://www.edilivre.com/

Découverte de l'Auteur par des articles de presse

  1- D 'après un Article  du journal Ouest France du 11.11.2018  d'Yvan DUVIVIER
Interview - Entretien

Agnès Lazès, juge retraitée en toute liberté ,
ancienne juge à Vannes et présidente du tribunal de Lorient.
Auteure de" Notes d’audiences " aussi érudites que drolatiques,
 l’ancienne magistrate dévoile un peu de son histoire bretonne,
de sa riche personnalité.
 

D’abord, pourquoi et à qui s’adresse ce livre ?
J’ai tenu plus de 2 000 audiences correctionnelles et,
 forcément, il y a des gens qui vous marquent.
Il m’arrivait ainsi de raconter des anecdotes sur ma carrière de magistrate et
on m’a conseillé d’en faire un livre.
Mais je l’ai écrit d’abord pour moi : je voulais me prouver que je pouvais écrire.
J’ai toujours aimé les mots et cela a été un vrai plaisir (N.D.L.R. : partagé).

 
  Devenir magistrate, était-ce une vocation ?
J’ai hésité avec le métier d’avocat mais j’étais mal à l’aise avec les honoraires,je n’étais pas commerçante.
Pour moi, la justice c’était plutôt devenir juge des enfants.C’était peut-être lié à ma situation d’orpheline.
Issue d’un milieu très modeste, je suis un exemple de l’ascenseur, du tremplin social.
Et si, aujourd’hui encore, je me sens juge, c’est en partie grâce au sentiment de ne pas appartenir au sérail, à la magistrature.

Faut-il être une bonne élève pour devenir juge ?
Je n’y comprenais rien à l’algèbre et à la géométrie : j’ai même eu un 0,5 sur 20, uniquement pour avoir fourni la feuille…
Cela m’a valu, en terminale, d’être considérée
 comme « inapte pour les études supérieures et à mettre immédiatement sur le marché du travail ».
Je me rattrapais en français : je suis un pur produit du Lagarde et Michard.
Depuis mon enfance, totalement solitaire, je connais des centaines poèmes par cœur.

Quel(s) souvenir(s) conservez-vous de votre première affectation ?
C’était en tant que juge des enfants et aux affaires matrimoniales, au Puy-en-Velay, en 1974,et j’ai adoré ça.
J’ai prononcé les premiers divorces à l’amiable et me souviens encore du nom des couples concernés.
 Et aussi le souvenir d’un père de famille, dont je suivais les enfants en assistance éducative,
qui devait penser que ma fonction ne pouvait être occupée que par un homme.
Il avait dit à la greffière, en sortant de mon bureau : « J’ai encore vu la femme du juge »


À la retraite depuis 2010, à Plœmeur,
Agnès Lazès a écrit de sa plume alerte cet ouvrage qui recense, avec humour et humanisme,
ces petits faits d’audience qui ont émaillé ses 34 années de magistrature.

Après Perpignan, vous arrivez en Bretagne…
Mon époux et moi avons eu un coup de foudre lors de vacances à Belle-Île.
Six mois plus tard, j’étais nommée à Vannes,
 tout à la fois présidente de la correctionnelle et juge d’application des peines (JAF).
Des collègues me demandaient comment ma main droite pouvait défaire ce qu’avait fait la main gauche…
Avant de prononcer un jugement, je me suis toujours dit que si je ne pouvais pas soutenir le regard du prévenu,
 c’est que je n’étais pas convaincue de la justesse de ma décision.
Je peux m’être trompée, mais j’ai toujours agi honnêtement, de bonne foi.
Et quand un justiciable me mettait en colère, j’avais une technique : je mettais mon jugement en délibéré.

Le justiciable morbihannais présentait-il un particularisme ?
J’ai été sidérée par le nombre d’affaires d’alcool au volant.
 Je me suis entendu dire :« Vous n’êtes pas d’ici, vous ne pouvez pas comprendre ! »
Pour ce faire, j’ai assisté à des conférences, adhéré à l’association Alcoolectif…
Et pour confirmer mon impression que le taux d’alcoolémie moyen des prévenus baissait,
l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Vannes a bien voulu mener une étude.
Elle a vérifié ce point et a également mis en évidence que le taux des femmes était supérieur à celui des hommes.
En fait, c’est parce qu’elles étaient moins souvent contrôlées.
Et lorsqu’elles l’étaient, c’est parce que leur ivresse sautait aux yeux des forces de l’ordre.
Le record appartient d’ailleurs, avec 5 grammes, à une religieuse qui venait de fêter le départ d’une sœur…

Enfin, les affaires jugées à Vannes et Lorient étaient-elles différentes ?
Il y a moins de bourgeoisie à Lorient. Les gens sont plus simples.
Mais, d’un tribunal à l’autre, les dossiers étaient à peu près les mêmes.
La seule dimension nouvelle, à Lorient, c’était les problèmes de pêche, lorsqu’on se tirait dessus avec les marins espagnols.
Tandis qu’à Vannes, on jugeait encore des autonomistes bretons…
Mais puisque je n’ai pas parlé qu’à des gens que j’ai jugés,
 j’ai découvert ici des personnes d’une grande droiture, tenaces et dotées d’un sens du collectif :
souvenez-vous de l’Amoco Cadiz ou comptez le nombre de chorales qu’il y a ici…
 Le Breton ne chante pas tout seul !

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En 2010

Photo Le Télégramme
 2-D'après l'article et la photo  du journal Le Télégramme du12.10.20128 de
Christine Le Moing
Agnès Lazès a présidé le tribunal correctionnel de Lorient pendant douze ans
. À la retraite depuis 2010, elle a écrit un livre où elle raconte des anecdotes savoureuses glanées au fil des 34 années qu’elle a passées dans la magistrature.
 Avec "Notes d’audience ou Les mémoires d’une tribunaliste",
 elle présente le décor, le cérémonial, les personnages, avant d’évoquer les tranches de vie qui ont défilé sous ses yeux

Ce n’est pas une autobiographie, elle est bien trop modeste pour ça.
 Ce ne sont pas des brèves de prétoires, les réservant aux journalistes.
 Ce n’est pas un livre sur la justice car, bien qu’à la retraite, elle continue de cultiver un devoir de réserve.
 
Ce ne sont pas des souvenirs, les siens ne tiendraient pas dans les 90 pages de l’opuscule qu’elle vient de publier.
 Dans "Notes d’audience ou Les mémoires d’une tribunaliste",
 l’ancienne présidente du tribunal de grande instance de Lorient,
Agnès Lazès, livre les anecdotes glanées au fil des audiences correctionnelles qu’elle a présidées.
 Telle une pièce de théâtre, elle plante le décor de la justice avec ses costumes, son cérémonial, « ses salles glaciales,
 ses estrades branlantes, ses parquets grinçants, ses fauteuils percés »

La greffière étourdie avec une couronne sur la tête
Agnès Lazès, qui n’a pas craint de monter régulièrement au créneau
pour dénoncer le manque de moyens de la justice pendant qu’elle était la présidente du tribunal de grande instance de Lorient,
 en plaisante aujourd’hui.
 Comme dans toute pièce de théâtre,
 il y a ses personnages avec, en premier chef, ses
collègues magistrats derrière lesquels peuvent se cacher des « chasseurs de papillons » ou des « collectionneurs de Schtroumpfs en rapport avec la justice ».
 La magistrate met aussi en scène les
avocats, comme ce défenseur morbihannais qui commençait toutes ses plaidoiries par :
 « Mon client est un imbécile. Les variantes pouvant être crétin ou idiot ».
 Chez les greffiers, « il y avait le plus méthodique qui descendait à l’audience avec une armada de stylos de toutes les couleurs… »
ou
 encore «
 la greffière étourdie » du tribunal de Lorient qui, le jour de la galette des rois, descendait à l’audience avec sa couronne sur la tête.

Sans oublier le public
Comme à tout spectacle, il y avait aussi le public d’habitués, « en général des retraités et toujours les mêmes ».
 Agnès Lazès a même eu le plaisir de voir un couple se former sur les bancs du tribunal.

Une fois le décor planté et les personnages installés, place au scénario.
 « Il n’y aura jamais un metteur en scène qui pourra imaginer ce qu’on voit dans les dossiers et ce qui se joue,
sous nos yeux, à l’audience », observe la magistrate.
 Elle dit « avoir adoré la correctionnelle » parce que ça réunissait ce qu’elle aimait le plus : « les romans policiers et le théâtre ».

Quelques " affections"
Ce qu’elle affectionnait le plus :
 « Les renversements qui pouvaient se produire à l’audience et les rapprochements s’opérant entre prévenu et victime ».
 Elle cite, entre autres,
 le cas d’un
commerçant cambriolé qui avait pris la défense du prévenu après avoir eu connaissance de son itinéraire cabossé.
 Il y a eu aussi
cette grand-mère qui s’était adressée directement au jeune qui lui avait chapardé son sac dans la rue avec,
 à l’intérieur, l’argent pour régler sa facture impayée d’électricité qui lui avait été coupée.
 « Pour ce jeune, ça avait plus de poids que si je l’avais dit moi-même.
 Ce que j’aimais le plus, c’est quand une victime repartait de l’audience mieux qu’en y arrivant car, dans le cas contraire, mon audience n’aurait servi à rien ».

Un titre suggéré par sa petite-fille
De sa plume agile, trempée d’humour et d’humanisme, Agnès Lazès relate ainsi ce qui a fait sa vie durant 34 ans.
Par respect, elle livre très peu d’éléments pour ne pas identifier ces tranches de vie qu’elle a vu défiler.
 Par modestie, elle attribue la paternité de ce livre à ses proches et à sa petite-fille qui lui avait soufflé le titre de "Tribunaliste".
 Ces "Notes d’audience" sont dédiées
 à sa maman, Lucienne, décédée quand elle avait 6 ans, et à sa grand-mère, Agnès, qui l’a élevée.
Déjà, quand l’ancienne présidente avait reçu la Légion d'honneur, ses pensées étaient allées vers sa grand-mère,
 ancienne résistante lyonnaise et dont le mari n’apprendra ses mérites que le jour où elle sera médaillée
 tandis que ses mots allaient à Lucienne


 Présentation  par l'Editeur

Lire un extrait à la page de son  site : https://www.edilivre.com/mag/index.php/frontwidget/preview/viewer/id/909428/
Achat sur son site : papier:10,50 €; numérique! 4€99
 

 Autre Contact
 par une LIBRAIRIE LORIENTAISE "Au vent des mots "

http://www.auventdesmots.fr

Page réalisée  le 13.01.2019

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