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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE    R

       RAYNAUDON-KERZERHO MAIWENN
Vannes
KENAVO ? (12.2020)
Petites choses amusantes et étonnantes sur la langue bretonne et les Bretons !
 Editions  Blanc et Noir.
https://bretons.bzh/la-boutique/les-livres-et-plus/les-livres/

Article paru à la sortie de son ouvrage


 

« En breton, l’herbe et le ciel sont de la même couleur »
Rédactrice en chef adjointe du magazine Bretons depuis 2008,
 Maiwenn Raynaudon-Kerzerho y publiait tous les mois des papiers sur l’usage du breton.
 Elle en a fait un livre que l’on peut apprécier sans en connaître un mot.

 Rencontre.
Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire ce livre ?
Je suis bretonnante de naissance.
 Mes parents parlaient breton à la maison et j’allais à l’école Diwan, à Nantes,  avant de faire mon lycée à Carhaix qui était le seul en breton à l’époque (aujourd’hui, il y a aussi un lycée à Vannes).
 C’est donc une langue que je maîtrise bien.
 Je donnais des cours du soir pour adultes et quand je suis arrivé au magazine Bretons à Vannes en 2008,
 j’en ai donné à mon rédacteur en chef

Avec ses yeux neufs sur cette langue qu’il ne pratiquait pas, il s’étonnait de ses particularités, des choses que je ne voyais plus.
 . Cette façon totalement différente de penser lui a donné l’idée d’une chronique mensuelle.
 Tous les mois, j’expliquais une particularité de la langue, un point de syntaxe ou de grammaire, pas dans l’idée d’apprendre la langue, mais plutôt d’expliquer comment elle fonctionne et en quoi elle est différente et unique.

Qu’est-ce qui est si différent par exemple ?
Plein de choses. On peut commencer par les couleurs.
 En français, on fait bien la différence entre le bleu et le vert.
 En breton, on utilise glaz pour définir le bleu du ciel ou de l’océan, mais aussi la couleur de l’herbe…
 Glaz, c’est la couleur du vivant.
 Pour une peinture ou un vêtement, on va utiliser gwer, qui désigne le vert artificiel.
Il n’y a pas que les mots qui changent, il y a aussi leur ordre…
Oui, en breton, on commence toujours par ce qui est important.
 Si je vous demande ce que vous avez mangé ce midi, en breton vous allez me répondre « des crêpes j’ai mangé ».
 On entend souvent que les Bretons ne sont pas expansifs, qu’ils vont directement à l’essentiel.
 Ça vient de la langue avec laquelle on ne parle pas pour ne rien dire !
On peut aussi entendre ces tournures en français dans la région.
La langue bretonne explique effectivement des tournures de phrases locales comme « j’ai emmené mon goûter »,
 ou « j’ai envoyé mes enfants à l’école », voire « je les ai apportés ! »
 La confusion entre « apporter », « envoyer » et « emmener » vient du fait qu’en breton, il n’y a qu’un seul verbe, kas,
 il est donc difficile de faire la différence.
 C’est comme l’utilisation du terme « avec », gant en breton, la fameuse phrase « je suis allé au lit avec le médecin » pointé par Hervé Lossec dans ses Bretonnismes. Elle signifie que le médecin nous a demandé d’aller au lit.

On retrouve les mêmes quiproquos avec le verbe « avoir ».
 Si on me demande si j’ai de l’argent, je peux répondre avec le verbe gant pour dire que j’ai de l’argent avec moi, 10 € dans ma poche par exemple, mais ça ne veut pas dire que je suis riche !
 En breton, les objets sont avec nous mais ne nous appartiennent pas forcément.

C’est important de comprendre ces différences ?
C’est important, car c’est une vraie clé pour comprendre la région dans laquelle on vit.
 La langue a formé un état d’esprit et marqué les territoires notamment avec les noms de lieux.
 Je trouve triste que les gens ne comprennent plus les noms de lieux qui ont un sens.
 À Vannes, le Poulfanc signifie l’étang de boue, ça fait moins rêver…
 Et quand on construit un lotissement dans un lieu qui se nomme Ar wern, le marais en breton, et qu’on se retrouve les pieds dans l’eau, on comprend pourquoi c’est si humide !

Il y a un côté militant pour la langue bretonne dans ce livre ?
Oui, un peu, j’essaie de montrer de façon concrète que le breton est une langue très riche et qu’elle mérite qu’on la comprenne. Et si ça peut en convaincre quelques-uns à passer à l’apprentissage, c’est encore mieux.
 Nous ne sommes que 200 000 à le parler, et 80 % ont plus de 60 ans…
Kenavo ? Petites choses amusantes et étonnantes sur la langue bretonne et les Bretons ! Maiwenn Raynaudon-Kerzerho, éditions Blanc & noir, 12 €.

 D'après  le journal Ouest France du 30.11.2020


 Autre Présentation 

Petites choses amusantes et étonnantes sur la langue bretonne et les bretons !
Ceci n'est pas une méthode pour apprendre le breton.
 Cet ouvrage entend simplement vous expliquer ce qui fait la spécificité du breton,
 une langue riche, complexe, surprenante, une langue à part qui traduit un regard différent sur le monde et exprime l'originalité de l'état d'esprit des habitants de la région. 

Les Français ne connaissent qu'un seul mot en breton, kenavo, soit au revoir
. Pourquoi pas bonjour ? Parce qu'il existe des dizaines de façons de le dire !
• Savez-vous qu'en breton on ne compte pas sur ses mains mais sur ses pieds ?
• Qu'un bateau est féminin alors que la mer est masculin
• Que vous n'êtes pas riche mais que l'argent est avec vous ?
• Que les lettres C, Q et X sont inconnues en breton ?
 Que l'alphabet breton compte, en revanche, trois lettres qui n'existent pas en français :

L'Autrice
ancien K. le C'H et le Ñ ?
• Qu'être une tête de poireau n'est pas un compliment ?
• Que l'herbe et le ciel sont de la même couleur, glaz ?
• Que parfois vous parlez breton sans le savoir ?
Voici quelques-uns des sujets que nous vous exposons dans ce petit livre

Prix :12 €  chez l'éditeur (https://bretons.bzh/) )et dans  " toutes les bonnes librairies'' ou sur les sites spécialisés du Web


Un extrait à lire à la page :
https://fr.calameo.com/read/006502785ab0ee1b3915e


 Page construite le 
25.12.2020

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