A  B C  D  E  F G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  R  S  V W  X  Y  Z


L’ESPOIR DE TSIADANA

Par Alain BERNARD

Analyse de Christian FERAULT



 

« L’espoir de Tsiadana » est une association de droit malgache, créée en décembre 1994, et dont l’objectif global est l’entraide mutuelle et la lutte contre la pauvreté dans un quartier populaire de la banlieue de Tananarive dénommé Tsiadana, en privilégiant les activités socio-éducatives et sportives des jeunes ».


 

C’est par cette première phrase du préambule que débute ce livre édité par l’association SETAM (Solidarité, Effort, Témoignage, Auray, Madagascar), après une présentation par Françoise et Alain Bernard qui soulignent qu’en dépit d’une carrière essentiellement exercée outre-mer, ce pays « est resté le plus cher à notre cœur ».

Pourquoi cet engagement familial fort auprès d’une Association, de si nombreux enfants et encadrants, et d’un idéal d’éducation dans tous les sens du terme ? tout simplement parce que la grande misère et le désespoir – d’où le premier mot du titre – sont beaucoup trop ancrés à Madagascar, devenu un des pays les plus pauvres du monde, sous un contexte qui se dégrade en permanence et sans que les nombreux changements politiques aient amélioré, depuis 45 ans, les choses et les situations. Une catastrophe humaine permanente qui laisse de côté l’immense majorité des habitants, dont les nombreux enfants, souvent orphelins, sont livrés à un avenir plus qu’incertain, caractérisé entre autres par un « abandon », une insuffisance alimentaire criante et une absence – faute de moyens des familles – d’éducation.

Cela fait beaucoup ! et comment ne pas réagir face à cette situation désespérante ?

L‘aventure, narrée et présentée avec talent par Alain BERNARD, a déjà 25 ans.  

Comme souvent elle est le fruit de la rencontre et des engagements complémentaires de quelques personnes, révoltées par la situation et mesurant bien la nécessité et l’urgence de « faire quelque chose ». Nous les nommerons par leurs prénoms : Serge, Valentine et Daniel – un couple malgache breton – et Teresa, sœur italienne, supérieure d’une Congrégation.                

Et puis, progressivement, de beaucoup d’autres personnes qui se sont agrégées, apportant leurs contributions, leur enthousiasme et leurs capacités à agir sur bien des plans.

***

L’ouvrage est divisé en trois parties d’inégale ampleur :

  • une moitié est constituée par l’histoire et le cheminement du projet initial avec ses difficultés, ses hésitations, sa construction pas simple sous une détermination constante et ancrée fortement. On y voit bien la complémentarité des apports français, italiens et malgaches, avec une grande inventivité pour collecter, réunir et affecter les ressources. Des illustrations malgaches parsèment le texte.

On aboutit au 25e anniversaire célébré en 2019 et avec quels résultats : un effectif impressionnant de 784 élèves répartis entre 9 classes primaires, 9 classes secondaires et 6 ateliers regroupant 82 jeunes filles en formation professionnelle dans le secteur artisanal. Et un encadrement conséquent de 50 enseignants et administratifs.

Par ailleurs, des soins sont prodigués aux élèves (infirmerie et cabinet dentaire), dont les familles sont suivies par une assistante sociale. Un repas délivré le midi à tous les élèves qui le souhaitent. Un repas chaud pour la journée !

Les familles le pouvant contribuent financièrement… à l’échelle de leurs très maigres ressources. Sinon c’est la gratuité.

Les résultats aux examens sont excellents.  

  • un album photographique suit sur une quarantaine de pages. Il est présenté avec délicatesse, traduit le chemin parcouru, montre les bâtiments et les installations. Le lecteur qui ne connaît pas est ainsi immergé dans la réalité et les défis.

  • Une dizaine de témoignages enfin, fort divers, expriment les ressentis, les difficultés, les victoires, le rôle des sports pratiqués, sous une écriture qui mêle le sérieux du réalisme et l’humour lié aux choses de la vie courante.

***

Bien sûr et heureusement, l’aventure ne s’arrête pas là, qui est déjà un aboutissement magnifique ! Que proposer aux élèves après le BEPC ? Quelles voies ouvrir aux jeunes filles de la formation professionnelle ? et bien d’autres questions car les besoins sont IMMENSES.

Ce livre montre qu’AVEC TRÈS PEU ON PEUT FAIRE ÉNORMÉMENT, si l’on agit avec détermination et dans la durée. Avis à toutes celles et tous ceux qui liront ce texte et entreront en contact pour agir avec SETAM (5 Rue du Guervec, 56400 Auray et www.setam-auray.org).    

***

A  B C  D  E  F G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  R  S  V W  X  Y  Z

 

 

 

 

CONTACT