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RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES SUR L' ANNUAIRE    T

     TALEB  OMAR
Lorient

Quand L'ORIENT Apostrophe LORIENT (12.12.2020 )
Groix Editions
https://www.groix-editions.com/

Découverte de l'Auteur par un article de presse

Article du journal  Ouest France du 6.12.2020

Omar Taleb, Lorientais depuis plus de trente ans,
 est à l’origine du Livre – collectif – des 10 ans des Lorientales,
 dont il est le fondateur. Sortie prévue le 12 décembre.

Omar Taleb, médecin et passeur de culture(s)
Il a jeté des ponts entre Atlantique et Méditerranée.
 D’une rive à l’autre, Omar Taleb, Lorientais d’Orient, fait entrer en résonance toute la richesse de cette double culture.
 Entretien
Omar Taleb, passeur de culture(s).
 Dans quelques jours sort un ouvrage dont vous êtes à l’origine, qui fait écho à la part orientale de Lorient.

Vous y êtes arrivé il y a plus de trente ans, sans rien connaître de la ville.
 Pourquoi ce choix de vous y installer ?
Je dois dire que j’y suis arrivé un peu par hasard, en octobre 1984. C’est mon métier qui m’y a amené. Après mon concours d’internat en médecine à Paris, je souhaitais vraiment poursuivre ma formation en exerçant en Bretagne.

 
. J’ai d’abord passé un mois à Belle-Île en 2e année d’internat ; puis Morlaix et Nantes pour acquérir ma spécialité d’ORL.

Depuis cette époque, la Bretagne ne m’a plus quitté.
 En 1984 après ma thèse, je devais rejoindre un poste à l’hôpital de Vannes.
 Mais ça ne s’est pas fait et on m’a proposé de venir à Lorient.

Quel accueil y avez-vous reçu, sur le plan professionnel et dans votre vie de nouvel arrivant ?
J’étais le bienvenu à l’hôpital et ai tout de suite été accepté en tant qu’interne.
 J’étais le seul étranger – puisqu’encore Algérien –, mais j’étais diplômé et ai tout fait pour rester dans cet hôpital où je me sentais bien. Ce qui veut dire que j’ai vraiment bossé dur pour faire mon boulot !
Côté privé,
 j’ai rapidement pris mes marques dans cette ville où la musique m’a tout de suite permis de créer des liens.
 Je peux dire que c’est par les Ateliers jazz – dont j’ai été président – que je me suis connecté à la ville.
 Je joue – entre autres – de la contrebasse et à ce titre ai navigué dans l’univers du jazz, du rock et de la musique bretonne.
 J’ai d’ailleurs été trésorier de (MAPL).
 À une époque, avec mon groupe nous avons même failli être lauréats de La Bogue d’or de Redon en invitant l’oud au fest-noz.
 Une première, diversement apprécié du jury !
 Mais j’aime aussi la contrebasse classique, que je pratique au sein des deux Ensembles de musique baroque et symphonique du conservatoire lorientais. Musiques Actuelles du pays de Lorient Petit Samedi,

À quel âge êtes-vous arrivé d’Algérie et quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?
J’avais deux ans et avec ma mère et mes trois frères, nous venions rejoindre mon père arrivé trois ans plus tôt en banlieue parisienne pour y travailler, avant de faire venir sa famille, comme tant d’autres.
 Là-bas, nous habitions à Marnia à l’extrême ouest de l’Algérie près de la frontière marocaine.
 Et je suis toujours à l’ouest : ; un Breton d’Algérie
 Nous avons d’abord habité dans la famille, puis dans notre petite maison d’Argenteuil.
 Mes parents parlaient des attentats, mais j’étais petit et mes préoccupations d’enfant étaient ailleurs :
 A l’école notamment, où pour la première fois j’ai eu conscience du racisme.

Vous vous sentez Algérien, Français, Breton. Que diriez-vous de vos racines ? Êtes-vous retourné en Algérie ?
Je n’y suis retourné qu’en 2017, soixante ans après mon arrivée…
 Si longtemps après pour différentes raisons : quand j’étais encore de nationalité algérienne, je risquais d’y rester pour accomplir mon service militaire
. Et puis il y a eu toute cette période noire des années 90 ! Mais là-bas, j’ai ressenti quelque chose de très particulier dès mon arrivée ; j’étais bien, avec l’impression d’avoir quitté l’Algérie la veille.
 J’ai beaucoup voyagé pendant ces quinze jours et me suis forcé à reparler arabe
. J’ai fait beaucoup de photos d’Alger, d’Oran et d’ailleurs.
 Mais j’ai été choqué par l’impression de délaissement qui émanait du pays, y compris dans les grandes villes !
 La Kasbah d’Alger était en totale décrépitude et certains musées nationaux à l’abandon.
 Cela m’a rendu amer et triste ! Pour autant, j’ai envie d’y retourner.

Parlez-nous de cette aventure des Lorientales. De quelles envies, de quels besoins, est né ce projet de festival ?
En tant qu’Arabe et Breton, c’est sans doute une façon de me réapproprier mes racines.
Un souhait fort de bâtir des ponts entre l’Orient et Lorient, une envie de transmettre.
 Au départ,
 je souhaitais faire entendre de la musique orientale, mais très vite s’est imposé le désir d’aller au-delà pour valoriser cette culture. Et Lorient est apparu tout à fait approprié pour accueillir ce festival qui se voulait ouvert sur le monde.
Au fil des années et en lien avec différents partenaires, il a grandi, s’est enrichi de poésie, de calligraphie, de théâtre ou de gastronomie, entre autres.
 Et du prix littéraire, présidé l’an dernier par Marie-Hélène Lafon – qui vient d’obtenir le prix Renaudot –.
 Nous n’en sommes pas peu fiers ! Et il en existe un maintenant en Algérie, associé au prix Goncourt.

La photo semble prendre une grande place dans votre vie ?
C’est vrai, mais de manière différente selon les périodes de ma vie.
 Cette passion m’est venue à Paris dans les années 70. J’étais étudiant et avec le premier salaire de mes petits boulots,
 je me suis payé un Minolta.
 Un grand moment ! J’avais un petit labo et à cette époque, j’ai fait des tas de photos !
 Des jeunes d’Argenteuil, des fêtes de famille, de ma grandmère, de la fête du mouton…
 Puis entré dans la vie active et très pris par mon métier, j’ai totalement cessé d’en faire.
Cette envie m’est revenue avec les Lorientale .Un ami m’a prêté un super appareil et j’ai décidé de m’équiper sérieusement !
J’ai intégré l’équipe du Festicelte, petit quotidien du Festival Interceltique, pour porter mon regard du côté de ses coulisses, de ses travailleurs, de ses bénévoles.
 J’ai toujours sur moi un petit appareil, car ce que j’aime avant tout, c’est photographier les gens.
 J’ai suivi la dernière collection de l’école de broderie quimpéroise de Pascal Jaouen(N.D.L.R. : qui signe la couverture du Livre des 10 ans), pour en photographier toute la préparation dans les ateliers.
 Onze photos en noir et blanc y sont actuellement exposées.

Que retenez-vous de vous de ce chemin parcouru depuis votre arrivée d’Algérie à tout juste deux ans ?
Je suis heureux de mon parcours qui, en tant qu’immigré algérien fils d’ouvrier ajusteur,
 m’a permis de réaliser nombre de mes souhaits.
 Ce métier extraordinaire, par exemple, qui m’a comblé et ouvert énormément de portes.
 Quand on est médecin, les gens vous font confiance et il faut honorer cela.
 Pouvoir soigner m’a été un grand bonheur et l’occasion de belles rencontres.
 Et je suis fier d’avoir initié ce festival qui permet de partager la culture et les valeurs humanistes de la Bretagne avec celles du monde oriental ; d’avoir contribué au développement de sa connaissance et de sa compréhension.
 Et heureux de laisser une trace écrite de tous ces témoignages, traditions, pratiques artistiques et culturelles recueillis de Lorient à L’Orient

Connaissance de l'Auteur
Repères biographiques

25 juin 1953. Naissance à Marnia, en Algérie.
Avec sa mère et ses trois frères, vient en France rejoindre son père en qui réside depuis trois ans en région parisienne.
 1955. Arrivée à Lorient, pour un poste de médecin ORL à l’hôpital.
 Octobre 1984. Printemps 2010.Organise le premier Festival des Lorientales.
Juin 2011. Création du Prix littéraire annuel du festival.
Septembre 2012.  Prise de fonction de chef de service ORL à l’hôpital de Lorient.
 
Sortie en librairie du Livre des dix ans des Lorientales. 12 décembre 2020

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La quatrième de couverture ...


Vidéo à consulter:
https://youtu.be/Hg82hTqxl4g

Page réalisée le 16.12.2020

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